Protocole Vita C

by in Science 17 décembre 2018

Les scientifiques du gouvernement ont dédaigné cette arme efficace contre le cancer !

Nous savons depuis des années que la vitamine C est un puissant stimulant du système immunitaire, et qu’elle fait bien plus que prévenir le rhume.

Les données scientifiques indiquent clairement que la vitamine C, en intraveineuse, est un agent efficace de lutte contre le cancer (je vous en dirai plus dans un instant, notamment sur le bon dosage).

Malheureusement, les « scientifiques politiques » de Washington s’obstinent à rester tout aussi aveugles qu’il y a 30 ans, à l’époque où je travaillais à l’Institut National contre le Cancer (le NCI). En tant que chercheur senior, j’étais aux premières loges pour observer le potentiel de la vitamine C dès le début du nouveau programme de recherche sur l’alimentation, la nutrition, et le cancer.

Et j’ai vu aussi comment elle a été grossièrement dédaignée. Mon équipe et moi faisions des recherches sur les meilleurs nutriments à sélectionner en vue d’études de prévention du cancer chez l’humain. Une de mes collègues a apporté à nos patrons l’ensemble des études et recherches réalisées sur les effets anticancer de la vitamine C. Je l’ai vue poser l’énorme pile d’études sur leur bureau, faisant un bruit assourdissant. Assourdissant, assurément, car les patrons politiciens sont restés sourds à nos arguments pour défendre la vitamine C. L’Institut a préféré s’occuper de composants alors obscurs, non avérés, tels que le bêta carotène. Des nutriments non qualifiés et inefficaces ont été promus vedettes de la lutte contre le cancer, tandis que la vitamine C, qui en avait tout le potentiel, attendait son heure en coulisse. Mais les faits sont têtus, et la vérité finit toujours par l’emporter ! Les chercheurs ont persévéré et j’ai enfin pu réunir différentes lignes de recherche qui ont aidé à déterminer une utilisation efficace de la vitamine C pour traiter les patients du cancer. Malheureusement, on ne peut pas bénéficier des avantages anti-cancer de la vitamine C en buvant plus de jus d’orange ou en prenant une petite pilule. Les doses nécessaires pour une thérapie intensive ne peuvent être obtenues qu’avec une intraveineuse constante de vitamine C. Regardons de plus près comment et pourquoi elles sont efficaces… Nous avons commencé à proposer de la vitamine C à haute dose, en intraveineuse, aux malades du cancer à l’hôpital universitaire Thomas Jefferson en 2003. Nous avons d’abord dû prouver à un certain nombre de comités d’études hospitaliers que l’opération ne posait aucun danger, et qu’elle ne perturberait pas les autres traitements, c’est-à-dire la chimiothérapie et la radiothérapie. Nous avons obtenu gain de cause dans les deux cas. Dix ans plus tard, en 2013, une autre étude de sûreté, dite de « toxicologie », a été effectuée sur la vitamine C en intraveineuse. Les résultats étaient édifiants. La dose administrée était de un gramme par minute, pendant quatre jours consécutifs, chaque semaines, pendant quatre semaines. Cette dose de 1 000 mg était supérieure à l’apport quotidien recommandé de vitamine C du gouvernement. Les chercheurs ont ensuite déterminé le délai d’élimination de la vitamine C par l’organisme, en établissant sa « demi-vie ». La demi-vie correspond au laps de temps nécessaire pour que la concentration dans le sang diminue de moitié. Les cancérologues spécialisés dans la radiothérapie (qui brûle les cancers), connaissent bien la demi-vie radioactive. D’après les mesures, la demi-vie de la vitamine C est de deux heures. Donc, si la vitamine C était un médicament, on dirait que sa durée d’action est brève. Pourtant, le délai total d’élimination de toute la vitamine C de l’organisme était d’environ 21 jours. Selon moi, une des explications possibles à cette différence est que le corps (et particulièrement les muscles) agit comme un réservoir pour la vitamine C. Il peut l’engranger et la stocker en grande quantité. Mais il faut noter qu’aucun des participants à l’étude n’a souffert d’effets secondaires indésirables de cette haute dose de vitamine C en intraveineuse. En effet, de tels niveaux de vitamine C dans le sang sont sans danger et bien tolérés par les patients, surtout quand on les compare aux traitements hautement toxiques par chimiothérapie en intraveineuse. Une autre étude sur la vitamine C en intraveineuse contre le cancer, menée en 2012, s’est concentrée sur la composante inflammatoire du cancer. Quand les tumeurs cancéreuses grandissent, la zone affectée fait généralement une réaction inflammatoire. Dans de nombreux cas, une forte inflammation fait empirer le pronostic et raccourcit les délais de survie. Ces chercheurs ont testé 45 patients atteints d’un lymphome ou d’un cancer de la prostate, du sein, de la vessie, du pancréas, du poumon, de la thyroïde, ou de la peau, en leur administrant de la vitamine C à haute dose en intraveineuse. Chez les trois quarts des patients, le traitement par vitamine C a provoqué un amoindrissement des marqueurs de la tumeur. Cela semble suggérer que, à long terme, un traitement à la vitamine C par intraveineuse améliorerait le pronostic et les taux de survie des patients du cancer. Les auteurs pensent que ces effets pourraient également être constatés dans d’autres maladies liées à l’inflammation. Il s’agit potentiellement d’une découverte phénoménale, puisque l’inflammation peut aussi être la source d’un nombre incalculable de maladies, allant de l’asthme et de l’apnée du sommeil, au diabète et à l’arthrose. Cette nouvelle étude nous indique également qu’il est probablement impossible d’avoir un niveau suffisamment élevé de vitamine C dans le sang, pour traiter le cancer, en prenant uniquement des compléments par voie orale. La vitamine C a donc apporté la preuve de sa sûreté pour les malades du cancer. Mais qu’en est-il de son impact sur le traitement d’autres cancers ? De nouvelles études menées en laboratoire montrent que la vitamine C en intraveineuse améliore l’action des chimiothérapies contre le cancer du pancréas, notoirement difficile à soigner. Cela signifie que les docteurs pourront baisser les doses d’une chimiothérapie toxique pour peu qu’ils administrent également de la vitamine C en intraveineuse, qui ne présente aucun danger. Cette nouvelle recherche nous permet enfin de jeter aux oubliettes d’anciens mythes et idées fausses sur l’administration de la vitamine C aux malades du cancer. Bien sûr, certains sceptiques acharnés refuseront probablement d’y croire jusqu’à ce que quelqu’un explique comment ça marche. Les nouvelles recherches scientifiques s’en chargent… Les premières théories sur le rôle de la vitamine C (acide ascorbique) dans la prévention du cancer se sont concentrées sur son rôle d’antioxydant. Cependant, le phénomène de l’oxydation et des antioxydants est plus compliqué qu’il n’y paraît. Revenons aux bases de la chimie : un oxydant peut se comporter comme un antioxydant et inversement, selon l’environnement moléculaire, l’équilibre entre réduction et oxygénation, l’équilibre acido-basique, et d’autres facteurs. Cela explique probablement pourquoi des études menée en laboratoire, avec des éprouvettes, montrent que des niveaux suffisamment élevés de vitamine C peuvent faire directement mourir les cellules cancéreuses. Lorsque l’acide ascorbique atteint un niveau aussi haut, son action peut s’inverser et devenir celle d’un oxydant, ou d’un acide, tout simplement. Ainsi, il empoisonne des cellules, y compris des cellules cancéreuses, dont l’activité métabolique est élevée. Cependant, dans les études en laboratoire, la vitamine C était également efficace contre des tumeurs expérimentales, même à des doses plus faibles, qui ne pourraient pas tuer directement des cellules cancéreuses. Alors, comment ça marche ? Il s’avère qu’il n’est pas nécessaire de tuer des cellules cancéreuses directement (et de courir le risque de s’empoisonner). Il existe un modèle à deux étapes du cancer. (Ce modèle était crucial dans mes propres recherches pour ma thèse, et reconnaissait l’importance de la nutrition, dans les premières années, pour éviter le risque de cancer à long terme.) La première étape consiste en des dégradations chimiques de l’ADN des cellules normales, les poussant à se transformer en cellules cancéreuses. Ce stade s’appelle l’initiation du cancer. Ensuite, les cellules deviennent des tumeurs. Ce stade s’appelle la promotion du cancer. La capacité des tumeurs cancéreuses à grandir (leur promotion) se base sur leur prise de possession de l’apport de nutriments par le sang. J’ai déjà mentionné ce processus, qui porte le nom d’angiogenèse, dans un autre chapitre. Une étude convaincante a montré les propriétés anti-angiogéniques de la vitamine C. Dans les modèles en laboratoire, les chercheurs ont utilisé une dose de vitamine C en intraveineuse de 25 à 60 g. (Une dose que l’on pourrait obtenir sans aucun danger dans un délai allant de 25 minutes à une heure, avec la dose de un gramme par minute utilisée dans l’étude sur la toxicité humaine citée plus haut.). Premièrement, la vitamine C inhibait la multiplication des cellules endothéliales (c’està- dire des vaisseaux sanguins), sans endommager les cellules endothéliales normales et saines. Deuxièmement, elle a aussi diminué la migration des cellules endothéliales. Ainsi, les nouvelles cellules de vaisseaux sanguins n’ont pas pu alimenter le cancer. Troisièmement, la vitamine C a empêché les cellules endothéliales de former une nouvelle arborescence de vaisseaux sanguins. La vitamine C peut donc stopper la croissance d’une tumeur cancéreuse de trois manières différentes. Il est aussi vrai que de nombreuses preuves montrent que des doses plus faibles de vitamine C, prise par voie orale, peuvent empêcher le développement du cancer. À la fin de ce chapitre, je vous parlerai de la prévention du cancer grâce à la vitamine C. Mais dans tous les cas, il est indispensable que la vitamine C soit administrée par intraveineuse, c’est-à-dire directement dans la circulation sanguine, de manière à obtenir une quantité et une durée suffisantes pour stopper la croissance d’un cancer déjà en pleine croissance. Ainsi, des études « négatives » qui n’ont eu recours qu’à une administration par voie orale ne veulent pas dire grand-chose. L’intraveineuse peut sembler excessive, mais la plupart des malades du cancer reçoivent déjà divers traitements par ce moyen. Les médicaments de la chimio sont d’ailleurs si toxiques qu’ils doivent être administrés par intraveineuse. Si on les avalait, ils agiraient comme un poison qui détruirait l’intestin. Bien sûr, la chimiothérapie par intraveineuse a déjà des effets secondaires dévastateurs : nausées, perte des cheveux, épuisement, affaiblissement du système immunitaire, autre cancer, et j’en passe… La vitamine C par intraveineuse peut être tout aussi efficace contre le cancer, sinon plus, et sans aucun de ses effets secondaires néfastes. L’injection de vitamine C par intraveineuse est semblable à une dialyse des reins, mais bien moins invasive. Il faut rester assis un moment dans le cabinet médical pendant qu’un soignant administre et monitore la perfusion. À l’hôpital universitaire Thomas Jefferson, j’avais organisé la perfusion de telle sorte que les patients pouvaient en même temps écouter des exercices de méditation de pleine conscience, des exercices de visualisation et d’autres approches corps-esprit pour passer le temps de manière plus utile et agréable. Aux États-Unis, un texte de loi réglemente le bon dosage, la puissance et la stérilité des perfusions par intraveineuse de vitamine C formulées par les laboratoires cliniques. Vous pouvez donc chercher un médecin agréé qui propose des perfusions de vitamine C faites par un laboratoire certifié. Pour ce qui est de la prévention du cancer grâce à la vitamine C, je vais vous parler d’une étude récente et représentative : une méta-analyse de 21 études sur le cancer du poumon et la vitamine C réalisée par des scientifiques chinois. L’analyse a mis en lumière une association spectaculaire entre une prise plus élevée de vitamine C et un risque amoindri de cancer du poumon. À chaque fois que l’on augmentait la prise de vitamine C de 100 mg par jour (l’équivalent de 100 g de fraises), le risque de cancer baissait de 7 %. Ainsi, une dose quotidienne de 1 000 mg de vitamine C pourrait diminuer le risque de cancer du poumon de 70 %. L’apport quotidien en vitamine C recommandé par la plupart des gouvernements n’est que de 90 mg par jour, ce qui est ridicule. Les personnes qui se contenteraient de cet apport quotidien figureraient dans le groupe le plus faiblement dosé dans l’étude chinoise. En d’autres termes, elles présenteraient le risque le plus élevé de cancer du poumon ! Combien de vitamine C prendre à des fins de prévention ? La dose optimale semble être de 500 mg. Puisque la vitamine C est soluble dans l’eau, on peut éliminer dans l’urine des doses supérieures à 500 mg prises par voie orale avant que l’acide ascorbique ne s’attaque aux tissus et aux cellules. Ainsi, prendre plus que 500 mg par voie orale en une seule fois est un gâchis. Je vous recommande de prendre deux doses de 500 mg par jour : une au petit-déjeuner, et une au dîner. Bien sûr, la vitamine C dans la nature est une autre affaire. Par exemple, les agrumes contiennent de la vitamine C dans leur jus et dans leur pulpe, ainsi que des bio-flavonoïdes. Dans cette matrice alimentaire, les bio-flavonoïdes servent à ralentir l’absorption. Ce processus permet aux niveaux de vitamine C de s’accumuler dans les tissus et dans le sang au fil du temps, de manière durable. Vous pouvez donc savourer plusieurs aliments riches en vitamine C chaque jour. En plus des agrumes, vous pouvez manger des poivrons, des légumes verts à feuilles, des kiwis, du brocoli, des baies, des tomates, des petits pois, et des papayes !